Cendrine Browne

ÉQUIPE NATIONALE & ESPOIR OLYMPIQUE

Être athlète

Mon corps souffre en entier. Chaque mucle brûle et est rempli d'acide lactique. Mais je dois continuer. Je dois continuer de pousser. «Je suis ici pour avoir mal», me dis-je. «Respire». Me concentrer sur ma respiration me calme et m'aide à redescendre mes pulsations. La dernière série s'en vient et je dois donner tout ce qu'il me reste. «Allez, un dernier 30 secondes à la série! Trente secondes, ce n'est rien!» Je dois rester positive, ou ça affectera mon entrainement. Le départ est donné, je sprinte, je sens mes mucles se tendrent et une vive douleur transperce mes trapèzes et mes mollets. Un gémissement de douleur s'échappe de mes lèvres alors qu'il me reste 15 secondes à faire. «Allez, c'est fini après ça.» Le dernier trente secondes est fini. J'enlève rapidement mes mains des courroies de la machine de double poussée pour aller m'asseoir quelques instants avant la prochaine intensité.


Il y a cinq jours, je suis allée à Montréal faire un camp d'intensités au P2 (Premier Performance). J'ai eu la chance de me faire entrainer par Chris Rozdilsky, ex-entraineur de Clara Hughes, l'olympienne canadienne la plus médaillée de l'histoire. Ce camp durait seulement deux jours, car il était très très chargé en intensité. Pour tout vous dire, en deux jours j'ai passé 6 heures (assez difficiles) sur le Ski Erg (machine de double poussée) et... seulement 6 minutes sur le Jacob's Ladder (machine de cardio ci-dessous). J'ai donc fait énormément de double poussée, assez pour que mon corps soit raqué en entier. Je n'avais jamais fait autant de Ski Erg de toute ma vie. C'était toute qu'une expérience. Je savais que j'étais là pour apprendre à me surpasser, pour apprendre à pousser malgré la fatigue et la douleur, et c'est ce que je me répétais lorsque j'avais mal.  

Pendant que j'étais là-bas, Chris a su me pousser jusqu'à ce que je dépasse mes limites, ce qui était l'objectif de ce mini camp. Le but était de m'apprendre à repousser mon seuil mental et physique de la douleur ainsi que d'en apprendre sur ce que je dois améliorer en tant qu'athlète. Pour tout vous dire, je n'ai jamais aussi souffert de toute ma vie.    

Pour ceux qui ne savent pas, le ski de fond est un sport très complet. Celui-ci utilise donc pas mal tous les muscles de notre corps, qui est notre principal outil. Il est donc très courrant de ressentir de la douleur dans notre sport puisque tous nos muscles travaillent sans relâche. 

Également concernant la douleur, pour être athlète de haut niveau, il faut aimer se pousser, il faut aimer aller au-delà de sa zone de confort. C'est comme ça qu'on s'améliore, soit en repoussant continuellement nos limites. 

En lisant ce texte vous vous dites probablement: «Mais ils sont fous ces athlètes!» Ou encore: «Comment font-ils pour endurer la douleur? Comment font-ils pour continuer ainsi?» Parfois, nous nous posons les mêmes questions. Mais la réponse qui nous vient en tête est toujours la même: nous aimons la douleur! En fait, pour ma part, j'aime bien sentir mes muscles forcer ainsi que le sentiment de contrôle qui vient avec l'effort. Ce que j'aime le plus est le sentiment d'accomplissement et de bien être après avoir fourni un effort intense. Avoir réussi à faire quelque chose qui semblait impossible est la meilleure récompense et c'est là que chaque athlète se rend compte que ce qu'il fait vaut vraiment la peine.             Photo prise à la fin du camp qui reflète bien le sentiment                                                    d'accomplissement. 

Dare to be great,

Cendrine

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